Visa Australie : eVisitor, ETA, Visitor ou PVT, lequel ?
Australie : eVisitor gratuit, ETA (pas pour les Français), Visitor visa payant ou PVT 417 pour travailler. Le bon document, ses conditions, le lien officiel.

Il n’existe pas « un » visa pour l’Australie, mais quatre régimes distincts selon ton motif de séjour et sa durée : l’eVisitor (651), gratuit et réservé au tourisme court, le Visitor visa (600) pour un séjour touristique plus long, l’ETA (601) qui ne concerne pas les passeports français, et le PVT / Working Holiday Visa (417) si tu comptes travailler.
Le tableau ci-dessous t’aide à trouver ton cas en moins d’une minute ; le détail de chaque régime, ses conditions et ses limites suivent juste après.
Quel document te concerne ?

Avant tout, identifie ton cas dans la liste :
- Séjour touristique de 3 mois maximum, passeport français → eVisitor (651), gratuit.
- Séjour touristique plus long que 3 mois, ou motif hors eVisitor → Visitor visa (600), payant.
- Tu tapes « ETA Australie » en pensant à l’autorisation britannique → l’ETA (601) ne concerne pas les passeports français, voir plus bas pourquoi.
- Tu veux travailler, même ponctuellement, ou partir plusieurs mois → PVT / Working Holiday Visa (417), ce n’est pas un visa touriste.
| Visa | Sous-classe | Coût | Durée | Droit de travailler |
|---|---|---|---|---|
| eVisitor | 651 | Gratuit | Jusqu’à 3 mois par entrée, validité 12 mois | Non |
| Visitor visa | 600 | Payant (montant à vérifier sur le site officiel, voir plus bas) | Jusqu’à 12 mois selon le flux | Non |
| ETA | 601 | Sans objet pour les passeports français | Sans objet | Sans objet |
| PVT / Working Holiday Visa | 417 | Dès 840 AUD (depuis le 01/07/2026) | 12 mois | Oui |
[VISUEL: schéma de décision “quel visa pour l’Australie” reprenant les 4 branches ci-dessus]
eVisitor (sous-classe 651) : le régime gratuit pour les Français
L’eVisitor (651) est ouvert aux passeports européens, dont la France, pour un séjour touristique de courte durée. C’est le régime le plus courant pour un backpacker qui vient simplement voyager quelques semaines. Page vérifiée en août 2026 sur immi.homeaffairs.gov.au.
Il autorise un séjour de jusqu’à 3 mois par entrée, sur une période de validité de 12 mois, avec des entrées multiples pendant cette période.
Il est gratuit. C’est justement ce qui fait le fonds de commerce des revendeurs qui apparaissent en tête des résultats de recherche et facturent un service que le site officiel rend sans frais.
Ce que l’eVisitor ne couvre pas : le travail rémunéré. Attention, ce n’est pas seulement le salariat classique — le wwoofing et les échanges logé-nourri comptent aussi comme du travail selon l’interprétation australienne, même sans argent qui change de mains. Si ton projet inclut ce type d’activité, l’eVisitor ne suffit pas.
La demande se fait uniquement sur immi.homeaffairs.gov.au, jamais via un site tiers.
Visitor visa (sous-classe 600) : quand l’eVisitor ne suffit pas
Si ton séjour touristique dépasse ce que couvre l’eVisitor, ou si ta situation sort de son périmètre, c’est le Visitor visa (600) qu’il te faut. Il permet, selon le flux choisi, un séjour touristique allant jusqu’à 12 mois.
Contrairement à l’eVisitor, il est payant. On ne va pas te donner de montant ici : le tarif exact du flux « Tourist stream » n’a pas pu être relevé directement sur la page officielle au moment de la rédaction, et les chiffres qui circulent sur des sites tiers ne concordent pas entre eux. Passe par le simulateur de tarifs officiel pour avoir le montant exact et à jour au moment où tu déposes ta demande.
Comme l’eVisitor, le Visitor visa ne donne pas le droit de travailler. La demande se fait sur immi.homeaffairs.gov.au.
ETA (sous-classe 601) : un piège de nom, elle ne te concerne pas
Beaucoup de voyageurs tapent « ETA Australie » en confondant avec l’ETA britannique, ou avec l’ESTA américain. C’est une erreur fréquente et elle mérite d’être corrigée clairement : l’ETA australien (601) est réservé à une liste précise de passeports — Brunei, Canada, Hong Kong, Japon, Malaisie, Singapour, Corée du Sud, Taïwan, États-Unis. La France n’y figure pas.
Concrètement, si tu voyages avec un passeport français, tu n’as jamais besoin de demander l’ETA 601 australien. Si un site te propose cette démarche, c’est probablement une confusion de ta part ou, pire, un site qui te fait payer une autorisation dont tu n’as pas besoin. Ton régime, pour un séjour touristique court, reste l’eVisitor décrit plus haut.
Au passage, un point qui vaut pour l’eVisitor comme pour l’ETA : une autorisation de voyage électronique n’est pas un visa au sens strict. Elle ne garantit pas ton entrée sur le territoire — cette décision reste celle de l’agent au poste-frontière — et elle ne donne jamais le droit de travailler, quel que soit le pays qui la délivre.
C’est aussi pour ça qu’on parle bien d’« eVisitor » et jamais de « visa eVisitor », ou d’« ETA » et jamais de « visa ETA » : le mot visa, employé seul pour ces autorisations, entretient la confusion.
Tu veux travailler en Australie ? Le PVT (417), pas un visa touriste
Ni l’eVisitor ni le Visitor visa n’autorisent le travail, rémunéré ou non — on l’a vu, même le wwoofing compte comme du travail en Australie. Si ton projet inclut de travailler, même quelques semaines, c’est le Working Holiday Visa (417) qu’il te faut, pas un des deux régimes touristiques ci-dessus.
Pour rappel, en quelques repères : le PVT est ouvert aux Français de 18 à 35 ans inclus au moment du dépôt, les frais sont fixés à partir de 840 AUD depuis le 1er juillet 2026, il demande de justifier d’environ 5 000 AUD de fonds plus un billet de sortie, et il n’est pas soumis à un quota pour les ressortissants français.
Ce n’est qu’un aperçu : les conditions complètes, les démarches et les pièges à éviter sont détaillés dans notre guide du PVT Australie, la page à consulter si c’est ton cas.
Un repère utile pour la suite : les frais de visa australiens augmentent chaque 1er juillet. Le montant de 840 AUD indiqué ci-dessus est donc valable tant que tu déposes ta demande avant le 1er juillet 2027 ; au-delà, reconfirme le tarif en vigueur avant de payer.
[VISUEL: photo d’un carnet de voyage ou d’un ordinateur ouvert sur le site immi.homeaffairs.gov.au]
Ce qu’il faut vérifier avant de partir, quel que soit ton visa
Quelques points reviennent quel que soit le régime choisi :
- La validité de ton passeport au-delà de la durée de ton séjour est une règle qui varie selon les pays. Pour l’Australie, ce chiffre précis n’a pas pu être confirmé au moment de la rédaction de cet article — vérifie-le directement sur la page passeport d’immi.homeaffairs.gov.au avant de réserver ton billet, plutôt que de te fier à un « 6 mois » générique qui n’est pas forcément la règle australienne.
- La preuve de fonds et le billet de sortie peuvent être demandés à l’embarquement ou à l’arrivée, selon les régimes évoqués plus haut (5 000 AUD pour le PVT, par exemple).
- Une assurance voyage : des solutions existent pour couvrir un séjour en Australie ; ce n’est pas le sujet de cet article et on ne détaillera pas de garanties ni de tarifs ici.
Une règle vaut pour toutes les démarches ci-dessus : fais ta demande uniquement sur le site officiel du gouvernement australien, jamais via un intermédiaire. Les revendeurs qui apparaissent dans les résultats de recherche facturent 2 à 10 fois le tarif officiel pour une démarche que tu peux faire toi-même, gratuitement pour l’eVisitor.
Et quel que soit le document obtenu, la décision d’entrée sur le territoire reste toujours celle de l’agent au poste-frontière : aucune autorisation électronique ne garantit une entrée automatique.
Dernier point à ne jamais perdre de vue : dépasser la durée autorisée par ton visa (overstay) expose à une amende et/ou une interdiction de territoire, jamais à une simple régularisation automatique.
Ce qu’on ne sait pas encore avec certitude
Par honnêteté, voici ce que cet article ne peut pas t’affirmer aujourd’hui, faute d’avoir pu le relever directement sur les pages officielles au moment de la rédaction :
- Le montant exact 2026 du Visitor visa (600), flux Tourist stream. Les chiffres trouvés ailleurs sur le web ne concordent pas entre eux : passe par le simulateur de tarifs officiel avant de faire ta demande.
- La liste à jour des pays éligibles à l’ETA (601) n’a pas pu être relue directement sur la page officielle au moment de la rédaction ; la liste indiquée plus haut vient d’une source indexée du site officiel, à reconfirmer avant publication.
- Le nombre exact de mois de validité de passeport exigé pour entrer en Australie : cette règle varie par pays et le chiffre précis pour l’Australie n’a pas pu être vérifié.
- Aucune analyse fraîche des résultats de recherche n’a été refaite pour cet article : ce qui précède s’appuie sur les pages officielles disponibles, pas sur une étude de la concurrence.
Sur ces points, la seule source fiable reste la page officielle australienne au jour de ta demande.
Foire aux questions
Un Français a-t-il besoin de l’ETA pour aller en Australie ?
Non. L’ETA (sous-classe 601) ne concerne pas les passeports français : elle est réservée à une liste de pays précise (Brunei, Canada, Hong Kong, Japon, Malaisie, Singapour, Corée du Sud, Taïwan, États-Unis). Un Français en tourisme court utilise l’eVisitor (651).
L’eVisitor australien est-il vraiment gratuit ?
Oui, la demande d’eVisitor (sous-classe 651) est gratuite pour les passeports européens dont la France, pour un séjour touristique de courte durée.
Combien de temps peut-on rester en Australie avec un eVisitor ?
Jusqu’à 3 mois par entrée, sur une période de validité de 12 mois, avec entrées multiples.
Peut-on travailler en Australie avec un eVisitor ou un Visitor visa ?
Non. Ni l’eVisitor ni le Visitor visa (600) ne donnent le droit de travailler, y compris pour du wwoofing ou du volontariat logé-nourri selon l’interprétation australienne. Pour travailler légalement, il faut le Working Holiday Visa (417).
Quel visa faut-il pour partir travailler en Australie ?
Le PVT / Working Holiday Visa (sous-classe 417) : ouvert aux Français de 18 à 35 ans inclus au dépôt de la demande, frais dès 840 AUD depuis le 1er juillet 2026, fonds exigés autour de 5 000 AUD plus un billet de sortie, sans quota pour les Français. Le détail complet est traité sur la page dédiée au PVT Australie.

Rédactrice · voyages, aventures, conseils
Émilie couvre les tendances de voyage et les astuces pour backpackers. Elle vérifie chaque information grâce à des sources fiables et des expériences personnelles sur le terrain.